La forme extraordinaire du rite romain

À la paroisse Notre-Dame-des-Armées, des prêtres diocésains célèbrent la messe et les sacrements selon la forme extraordinaire du rite romain.

Qu’est-ce que la forme extraordinaire du rite romain ?

À la suite du Concile de Vatican II (1962-1965), où l’Église mit en œuvre une réforme de ses institutions, le pape saint Paul VI, en 1969, promulgua un nouveau missel. Aujourd’hui, ce missel est en vigueur dans la quasi-totalité des paroisses catholiques du monde; c’est la « forme ordinaire » du rite romain.

Pour autant, quelques églises conservent l’usage du missel antérieur à la réforme de 1969. Depuis le texte du pape Benoît XVI, en 2007, le motu proprio Summorum Pontificumcette forme plus ancienne est dite « forme extraordinaire » du rite romain.

Dans cette liturgie, en usage pendant plusieurs siècles, le prêtre célèbre la messe en latin et tourné dans la même direction que les fidèles, c’est-à-dire normalement vers l’Est (ad orientem).

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L’usage du latin

Depuis le IVe siècle, en Occident, les prêtres ont célébré la messe en latin. Ce puissant symbole manifeste l’universalité de l’Église. Tous les catholiques de rite latin peuvent ainsi prier dans la même langue. Certes, tout le monde ne connaît pas le latin, mais, avec un missel ou un livret de messe, il est facile de suivre les traductions françaises et de comprendre les mots et gestes du prêtre.

Ad orientem

Le prêtre ne célèbre pas la messe “dos aux fidèles”, mais plutôt “face à Dieu”, tourné vers l’autel et vers la croix en priant dans la même direction que toute l’assemblée. Cette tradition nous vient des premiers temps de l’Église où le prêtre célébrait la messe vers l’Orient, face au soleil levant symbolisant le Christ ressuscité. En outre, cette orientation souligne aussi la symbolique du pasteur qui guide son troupeau vers le salut. Tous marchent dans la même direction, vers Dieu.

Pourquoi conserver l’usage de cette liturgie ancienne?

Les deux formes d’usage du rite romain peuvent s’enrichir réciproquement :
dans l’ancien missel pourront être et devront être insérés les nouveaux saints, et quelques-unes des nouvelles préfaces. […]
Dans la célébration de la messe selon le missel de Paul VI, pourra être manifestée de façon plus forte que cela ne l’a été souvent fait jusqu’à présent, cette sacralité qui attire de nombreuses personnes vers le rite ancien.

Pape Benoît XVI, Lettre aux évêques, 7 juillet 2007