Se recréer pendant l’été…

Chers paroissiens,

Les mois à venir vont offrir à nos âmes la possibilité de se recréer.

Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), Docteur de l’Eglise, livre une réflexion riche et profonde sur la vertu surnaturelle de force, dans son Dialogue et dans ses Lettres.

La force est considérée comme une « longue persévérance », et elle est associée à la patience. Sainte Catherine y voit un amour fervent, aux puissantes pulsations, au rythme large, une sorte d’ardeur spirituelle.

A Stephano Maconi, elle écrit : « Fils très cher dans le Christ Jésus, moi, Catherine,… je t’écris en son sang précieux, avec le désir de te voir fort et persévérant dans la lutte, afin que tu reçoives la couronne de gloire… Mais tu me diras : « En quelle manière puis-je avoir cette force ? Car je suis faible au point qu’un rien suffit à me jeter par terre. »

La réponse tient dans notre faiblesse et notre fragilité. Plus précisément, notre sainte affirme qu’elles ont leur siège dans la « sensualité », dans « l’amour sensible de soi-même ».

Aussi, les ennemis sont nombreux, à tout moment, et de tous les côtés à la fois. « La lutte, nous ne pouvons nous y soustraire, aussi longtemps que nous sommes dans ce corps mortel, quelle que soit la condition où nous vivions. »

Dans les difficultés et les épreuves, « jamais, et pour quoi que ce soit, vous ne devez tourner la tête en arrière ».

Tel un courageux chevalier, affranchi de toute crainte, tenez ferme dans les coups !

Alors que c’est dans la sensualité que réside notre faiblesse, Sainte Catherine encourage à la fermeté de l’esprit, dans le zèle à suivre celui qui est notre modèle, Jésus le Christ.

Quant à la volonté, elle est une forteresse imprenable tant qu’elle ne se livre point elle-même, et qu’elle ne se met dans les mains du démon.

Enfin, gardons près de nous le glaive à deux tranchants : haine du vice et amour de la vertu.

Que ces quelques lignes nous éclairent sur la force dont nous avons besoin. Ne nous laissons plus impressionner par les sirènes et les menaces du monde, par la crainte entretenue volontairement pour nous asservir.

Avec mes confrères, nous vous souhaitons un bel été, rempli de grâces. Le Seigneur veille.

Avec notre dévouement sacerdotal et notre prière, 

Je vous bénis                                                        Abbé Renaud de La Motte, curé

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