“Les brebis écoutent sa voix” Jean 10,3

Chers paroissiens,

Préparons-nous à recevoir l’effusion de l’Esprit-Saint !

Les signaux permis par la Providence sont nombreux en ce moment. L’effet positif de cette année encore cahoteuse est bien de nous aider à sortir de nous-mêmes… Rien n’est comme avant et toutes les dispositions de ceux qui nous dirigent changent comme la feuille ballotée par le vent. C’est à vous donner le tournis, sauf si l’on retrouve la force de la vie intérieure…

C’est bien l’enjeu de ces moments que nous vivons.

Il y a trois façons d’entendre celui qui parle :

– entendre d’oreille seulement, comme un bruit au loin dans la campagne.

– entendre d’oreille et comprendre tout au plus. C’est déjà bien…

– entendre, comprendre et réagir en pratiquant ou non ce qui est dit.

Il nous est demandé la simplicité dans la foi pour recevoir ces enseignements de la Providence et pour croire simplement ces choses qui paraissent impossibles à nos seules forces humaines.

Il nous est demandé la confiance : confiance en la Providence et défiance du loup. Les chrétiens doivent pouvoir témoigner de leur espérance dans un monde qui n’en a plus. Confiance dans le Christ, et crainte du péché, du démon et des ennemis de l’âme qu’il faut fuir.

Il nous est demandé la communication, c’est à dire la charité avec le Seigneur et la charité entre nous : ou plus exactement la capacité à recevoir, à donner et à rayonner autour de nous.

La brebis, pour reprendre saint Augustin, donne sa laine, son lait, et même sa chair… La brebis

– c’est l’innocence : elle ne fait de mal à personne, à la différence du chien qui peut mordre, et du chat qui égratigne avec ses griffes. Le Christ nous enjoint de ne pas rendre le mal pour le mal, mais plutôt de faire le bien, même à ceux qui nous font du mal.

– c’est la paix : elle est un animal pacifique,

c’est l’obéissance : elle écoute la voix du pasteur,

– c’est la sobriété :  elle se contente de manger de l’herbe,

– c’est la discrétion et la prudence : elle fait choix des bonnes herbes, et fait des provisions pour bien ruminer,

– c’est la patience : elle ne crie pas quand on la tond,

– c’est la générosité même : sa laine et sa peau servent au vêtement, son lait et sa chair pour la nourriture, même sa fiente sert d’engrais.

Le mois de mai, c’est le mois de Marie ! Comme chaque année, pensez à venir fleurir son autel et y déposer vos intentions.

Prions Notre Dame des Armées de nous donner suffisamment de zèle pour commencer à aimer son Fils Jésus en esprit et en vérité

Je vous bénis                                                        Abbé Renaud de La Motte, curé

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