Garder la paix…

Chers paroissiens,

S’il est une grâce à demander en ce moment, c’est bien celle de garder la paix intérieure !

Le désordre ambiant, les contraintes imposées, et les limites d’un monde qui veut se construire sans Dieu : tous ces évènements, qui traversent notre existence, ont pour conséquence de semer dans nos cœurs la tristesse et l’angoisse.

Comment y remédier ? Où trouver la force intérieure pour résister ?

Il y a trois torts contre lesquels il faut nous prémunir :

Premier tort : c’est, dans l’épreuve tant intérieure qu’extérieure, de nous adresser d’abord aux hommes et de chercher au dehors le réconfort de notre âme. Donc, premier avis : dans la peine, quelle qu’elle soit, il faut sans retard recourir à la prière, y persévérer et attendre.

Deuxième tort : c’est de nous préoccuper hors de raison, et de nous alarmer, sans fondement, d’un avenir incertain et de maux imaginaires. Cela est le signe d’une âme faible, ou celui du démon qui trouble le cœur en prêchant le vrai et le faux en même temps. Donc, second conseil : le Seigneur veut achever avec nous ce qu’Il a inauguré en nous. Saint François de Sales précise : « Ne pensez pas à ce qui vous arrivera demain ; car le même Père qui a soin aujourd’hui de vous, en aura soin demain et toujours ; ou Il ne vous donnera pas de mal, ou, s’Il en donne, Il vous donnera un courage invincible pour le supporter. »

Troisième tort : c’est de croire que tout est perdu, dès que nous éprouvons quelque chose de contraire à nos bons désirs de perfection, ou lorsque notre prière semble aride et sans fruit. On se croit abandonné de Dieu, on s’abat complètement. Enfin, troisième conseil : le Seigneur sait tout, Il connait ce qui nous convient le mieux, et quand Il le jugera bon, Il nous rendra ce qu’Il nous a enlevé.

Le nom de Jésus déclare sa mission : le Christ Jésus est le Verbe incarné, à la fois Dieu et homme, à la fois vrai Dieu et vrai homme, Dieu parfait et homme parfait. Il vit au milieu de nous, dans notre monde. Il est spécialement présent dans son Eucharistie.

Chaque communion, reçue avec humilité et avec foi, nous rappelle que Jésus est le Sauveur ; Il est venu pour sauver ce qui était perdu. Il est Roi ; nous en sommes ses sujets, et Il nous destine à recevoir son royaume par la béatitude éternelle. Jésus est Prophète, la Lumière du monde, qui, seule, peut éclairer tout homme. Enfin, Jésus est

Pontife, c’est-à-dire le médiateur universel qui nous rapproche du Ciel.

Avec mes confrères, nous restons à votre disposition pour vous aider à produire beaucoup de fruits par la patience et la détermination dans le bien.

Je vous bénis                                                        Abbé Renaud de La Motte, curé

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