Notre cité, à nous, est dans les cieux….

Chers paroissiens,

L’objectif du temps de l’Avent est de disposer nos âmes à la fête de Noël, à la venue du Christ-Jésus dans sa miséricorde. Il ne peut pas se faire plus petit, plus humble pour toucher nos cœurs un peu endurcis. Prenons le temps de faire chez nous une belle crèche, même si nous sommes seuls. Ce sera notre « coin prière », le lieu de nos rencontres avec le Seigneur.

« Notre cité se trouve dans les cieux ». Ce chant peut résonner à nos oreilles pendant le mois de décembre… Pour nous aider à comprendre qu’il existe une contradiction en nous. Ai-je vraiment envie de recevoir le Christ ? Ne vient-il pas bousculer mes habitudes, mon confort spirituel, et finalement mon égoïsme ?

Nous récitons plusieurs fois par jour : « Que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel », et en cela nous faisons bien, car le Seigneur nous demande, dans la récitation du Pater, d’en faire une demande. Cependant, la grande contradiction réside dans le fait, que, souvent, nous ne sommes pas du tout prêts à recevoir le Christ et à obéir sans tarder à cette volonté lorsqu’il nous appelle à sortir du monde ; l’appel de Noël à vivre avec plus de simplicité et de pauvreté ne nous concerne pas ! « Nous résistons, nous refusons comme des esclaves rétifs, on nous traîne tristes et chagrins devant le Seigneur. Nous sortons du monde par contrainte et nécessité, non par une libre obéissance » rappelle St Cyprien (200-258).

Les circonstances actuelles de la situation de l’Eglise, du monde et de notre pays aident à réfléchir à la façon de vivre plus près du Christ.

La naissance de Jésus dans la crèche de Bethléem met à la portée de notre intelligence les dons de Dieu, qui sont comme des trésors préparés pour ceux qui les attendent et les désirent :

  • La vie dans l’immortalité.
  • La splendeur dans la justice.
  • La vérité dans la liberté de parole.
  • La foi dans la confiance.
  • Enfin, la maîtrise de soi dans la sanctification, œuvre de toute une vie.

Pour cela, il faut lutter, non pas contre la terre entière, dans une attitude égoïste de

sauvegarde de privilèges qui nous confortent dans notre médiocrité, mais contre nous-mêmes pour suivre l’Enfant-Jésus qui nous ouvre le chemin dans une véritable conversion du cœur.

St Clément, premier Pape et Martyr, en 95, dans la fraîcheur des débuts du christianisme et de la prédication des Apôtres, disait à propos du combat de la vie, « dans l’armée, les grands ne peuvent rien faire sans les petits, ni les petits sans les grands. En toutes choses, ils sont mélangés, et c’est ainsi qu’ils sont efficaces ».

Avec zèle et avec une grande espérance dans la miséricorde du Seigneur, préparons Noël avec confiance. 

Je vous bénis                                                        Abbé Renaud de La Motte, curé

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