Rendre grâce…et se reposer…

Chers paroissiens,

Les mois d’été sont l’occasion de rendre grâce. Ils permettent de prendre le recul nécessaire pour offrir nos joies, et aussi nos peines, en ayant toujours l’objectif commun à tous : la sainteté !

La reconnaissance fait partie de la vertu de justice. Autant nous avons des dettes spéciales à honorer, autant il y a des vertus particulières pour les acquitter. Nous sommes redevables à Dieu, premier principe de tous les biens ; à nos parents, second principe de notre existence et de notre éducation ; aux hommes revêtus de dignité, principes des bienfaits généraux de la société ; enfin, à nos bienfaiteurs, qui nous rendent des services personnels et particuliers.

Les choses de ce monde ne sont pas parfaites, nous ne le savons que trop ; il faut cependant rester justes, et reconnaître que c’est parfois difficile de remercier, en raison de notre aveuglement ou peut-être de notre orgueil.

L’ingratitude est une faute qui s’oppose à la reconnaissance, et elle se manifeste de différentes façons : elle se commet d’abord par omission. On ne rend pas le bienfait. L’ingratitude peut aussi exister lorsqu’on dissimule le bienfait, comme si on ne l’avait pas reçu. Elle peut enfin se commettre par action, en rendant le mal pour le bien, en blâmant le bienfait, en le présentant comme une injure…

Les mois d’été sont aussi l’occasion de se reposer : il ne s’agit pas de cesser toute activité, ce qui se confondrait pratiquement avec le sommeil, mais de rechercher à faire disparaître la tension qui accompagne le travail. Ainsi, la lecture, la musique, le travail manuel, les promenades, les jeux en famille permettront d’obtenir une libération bienfaisante pour détendre toutes nos facultés fatiguées par le travail de l’année, tout en gardant l’objectif commun à tous : la sainteté !

Ne perdons pas cette finalité !

Pour conclure, je vous propose une petite prière trouvée dans un missel : nous pourrions la réciter dans nos familles.

Prière à Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus pour l’Eglise

« Protège-la, ton Église immortelle,

Je t’en conjure à chaque instant du jour.

Moi, son enfant, je m’immole pour elle,

Je vis d’amour. »

 Sainte Thérèse, nous venons vous implorer pour notre mère la sainte Église. Le démon rôde sans cesse autour des âmes, cherchant à les dévorer. Du haut des cieux, ô notre puissante protectrice, protégez les fidèles, protégez la sainte Église. Bénissez Notre Saint Père le Pape, les Évêques, les Prêtres. Demandez surtout, ô douce Sainte, que Dieu nous accorde toujours de dignes et saints Prêtres, qui doivent nous diriger dans la voie de la vertu et nous montrer le chemin du ciel. Préservez tous les fidèles de toute erreur et de toute corruption, et conservez-les dans le bercail de saint Pierre. Que tous enfin, puissent parvenir aux demeures célestes, où ils loueront Dieu éternellement avec vous. Amen.

Je vous bénis,                              Abbé Renaud de La Motte, curé

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