“Dieu est plus grand que notre coeur, il connaît toute chose”

Chers paroissiens,

Le bréviaire est pour le prêtre un compagnon de prière. Il est l’occasion de prier pour vous et d’offrir au Seigneur toute notre adoration et notre louange. Il est aussi, en ce temps de carême, cette parole pour lui redire nos faiblesses et nos demandes.

Un matin à Laudes, je me suis arrêté sur cette antienne : « Dieu est plus grand que notre cœur, il connaît toute chose … »

Dieu est grand : « Je chanterai pour mon Dieu un chant nouveau. Seigneur, tu es glorieux, tu es grand, admirable de force, invincible » (Jdt 16, 13). Tel est le chant d’action de grâces de Judith, après sa victoire sur Holopherne. Le courage et la force lui ont été donnés pour triompher de l’ennemi. La foi dans le Seigneur lui a été donnée, et elle a triomphé.

Mon cœur est étriqué, et souvent, je ne m’en rends pas compte : l’orgueil est une maladie de l’âme. Il est une déviation de ce sentiment légitime qui nous porte à estimer ce qu’il y a de bon en nous, et à rechercher l’estime des autres dans ce bien reçu. On peut et on doit estimer ce bien, mais on oublie parfois que Dieu est l’auteur de ces dons, et on se les attribue à soi-même. De là, cet esprit d’indépendance, ou d’autonomie, qui porte l’homme à se soustraire à l’autorité de Dieu. De là, cet égoïsme qui incline à agir pour soi, cette vaine complaisance qui se délecte de sa propre excellence…

Dieu connait toute chose : le bréviaire met sur les lèvres du prêtre, qui encore une fois, prie au nom de tous, ces paroles si fortes et si belles. « Dieu nous a aimés le premier, Il a fait alliance avec nous. Sa tendresse est sans mesure, Il a fait alliance avec nous ».

Le carême nous remet devant la réalité de la faiblesse de l’homme seul, sans Dieu. Il lui permet de se détourner du péché, pour suivre le Christ qui est Sauveur et qui lui montre le chemin du Ciel.

Il l’invite à sortir de lui-même pour travailler efficacement au désir de la perfection. Le désir en général est un mouvement de l’âme vers un bien absent ; il est un acte de la volonté, qui, avec l’aide du Seigneur, sous l’influence de la grâce, aspire sans cesse au progrès spirituel. Avec un amour inlassable, Dieu nous recherche, nous poursuit, comme s’il ne pouvait être heureux sans nous. La réponse que nous apportons par la prière, la lutte contre le péché, et la contemplation de la réalité de l’amour de Dieu pour chacun de nous dans sa Providence, seront source de joie, la vraie joie. Au contraire, ne pas répondre généreusement laissera l’âme dans un sentiment de vide immense…

La paroisse veillera à vous offrir ces occasions de répondre généreusement à ce travail de conversion qui nous est demandé ! Il y a les messes en semaine, les confessions, les chapelets, les conférences de carême, qui seront accompagnées cette année de chants pour réchauffer nos cœurs.

Je me permets de vous demander cet effort paroissial : celui d’aller, sur le parvis, à la fin de la messe, vers celui ou celle que je ne connais pas ! Trop de nouveaux me disent leur difficulté à s’intégrer dans la paroisse, parce que personne ne va vers eux… Corrigeons cela au plus vite !

Je vous bénis                                                        Abbé Renaud de La Motte, curé

 

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