“Aucun de ses os ne sera brisé” (Exod 12,45)

Chers paroissiens

Le coup de lance et l’ouverture du côté de Jésus feront l’objet de notre méditation en ce mois de juin. Les Romains laissaient sur la croix les cadavres des suppliciés, afin qu’ils soient dévorés par les oiseaux de proie. La loi juive exigeait que celui qui avait été mis en croix fut enseveli le jour même : « celui qui est suspendu sur le bois est maudit de Dieu, dit le Lévitique, et vous ne souillerez pas la terre que Dieu doit vous donner » (Levit 21,23). Ainsi donc, pour hâter la mort, on brisait les jambes des suppliciés.

« Les soldats vinrent donc et, avec des masses, ils brisèrent les jambes du premier, puis de l’autre qui avait été crucifié avec lui. Mais quand ils vinrent à Jésus et qu’ils le virent déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais l’un des soldats lui perça le côté, avec sa lance, et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau » (Jean 5, 32-34).

Le coup de lance pénétra le côté droit pour aller jusqu’au cœur : la blessure fut assez large pour que St Thomas, après la résurrection, puisse y mettre sa main.

Ô mort ! s’écrit St Augustin, Ô mort qui fait revivre ces morts ! Qu’y a-t-il de plus pur que ce sang, de plus salutaire que cette blessure ! »

St Jean Eudes nous livre une salutation en l’honneur du Cœur très saint de Jésus et Marie :

Nous vous saluons,     Cœur très saint,

Cœur très doux,

Cœur très humble.

Nous vous saluons,     Cœur très pur,

Cœur très priant,

Cœur très sage.

Nous vous saluons,     Cœur très patient,

Cœur très obéissant,

Cœur très vigilant.

Nous vous saluons,     Cœur très fidèle,

Cœur très heureux,

Cœur plein de miséricorde

Nous vous saluons,    Cœur très aimant de Jésus et Marie.

Nous vous adorons, nous vous louons,

Nous vous glorifions, nous vous rendons grâce.

Nous vous aimons de tout notre cœur, de toute notre âme et de toutes nos forces.

Nous vous offrons notre cœur, nous vous le donnons,

Nous vous le consacrons, nous vous le sacrifions.

Recevez-le, possédez-le tout entier ; purifiez-le éclairez-le, sanctifiez-le.

En lui, vivez et régnez, maintenant, toujours et en tous les siècles.

Amen.

Je vous bénis                                                        Abbé Renaud de La Motte, curé

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