Notre-Dame des Armées Versailles
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      La forme extraordinaire du rite romain

La forme extraordinaire du rite romain

A Notre-Dame des Armées, la messe est célébrée selon la forme extraordinaire du rite romain.


Qu’est-ce que la Forme Extraordinaire ?

Dans son Motu Proprio "Summorum Pontificum" de 2007, le Pape Benoît XVI a précisé l’usage des deux formes de célébration de la liturgie selon le rite romain. (N’oublions pas en effet qu’il y a aussi les rites orientaux qui ont chacun une liturgie propre).

- La "forme ordinaire" correspond à la forme de célébration entrée en vigueur en 1969-1970, sous le pontificat du Pape Paul VI. C’est celle utilisée aujourd’hui dans la grande majorité des paroisses du rit romain.

- La "forme extraordinaire" désigne la forme de célébration utilisée avant 1969 dans les paroisses ; son usage a ensuite été largement restreint ou a même, en certains lieux, totalement disparu.

Dans le diocèse de Versailles, c’est le chanoine Gaston Roussel qui permit que cette forme restât en usage à la Chapelle royale du château de Versailles et à la paroisse du Port-Marly. Réouverte à partir de 1977 et enrichie de l’héritage de la Chapelle royale, la chapelle Notre-Dame des Armées à Versailles a fait retrouver ou découvrir cette liturgie millénaire à de nombreux fidèles

Cette forme de célébration ne s’adresse t-elle pas à des personnes âgées nostalgiques du passé ?

Chaque dimanche, la chapelle Notre-Dame des Armées à Versailles accueille plus de 1800 fidèles. Parmi eux, en effet, quelques personnes âgées. Mais dans sa grande majorité, l’assemblée est composée de familles, de jeunes et de nombreux enfants. Nés pour une large part après l’avènement de la "forme ordinaire", ils ont ainsi découvert et vécu la "forme extraordinaire" de la liturgie de la messe.

Pourquoi le prêtre tourne t-il le dos aux fidèles lorsqu’il célèbre ?

Le prêtre ne célèbre pas la messe "dos aux fidèles", mais plutôt "face à Dieu", tourné vers l’autel et vers la croix en priant dans la même direction que toute l’assemblée. Cette tradition nous vient des premiers temps de l’Église où l’on célébrait la messe vers l’Orient, face au soleil levant symbolisant la résurrection. Cette orientation montre aussi la symbolique du pasteur qui guide son troupeau pour le conduire vers Dieu, tous marchant dans la même direction. A plusieurs reprises au cours de la messe, le prêtre se retourne vers les fidèles pour les inviter à prier avec lui.

Doit-on être un érudit en latin pour pouvoir suivre la messe sous cette forme ?

La messe est effectivement célébrée depuis de nombreux siècles en Occident dans une langue universelle, le latin. Ce puissant symbole manifeste l’universalité de l’Église. Tous les chrétiens peuvent ainsi prier dans la même langue. Certes, tout le monde ne l’a pas apprise à l’école, mais, avec un missel ou un livret de messe, il est facile de suivre les traductions françaises et de comprendre les mots et gestes du prêtre. Avec un peu d’habitude et sans connaissances latines, on apprend très rapidement les principales prières de la Messe (Gloria, Credo, Pater Noster, Salve Regina...).
- Si vous assistez pour la première fois à la messe en latin à Notre-Dame des Armées, n’hésitez pas à demander de l’aide à un paroissien. Il se fera un plaisir de vous prêter un missel et de vous guider tout au long de la messe !

Pourquoi communie t-on à genoux et directement sur la langue ?

Rappelons que, selon la loi de l’Eglise (Cf. Instruction Memoriale Domini du 29 mai 1969), c’est la manière habituelle de recevoir Notre Seigneur dans la communion. L’agenouillement traduit l’humilité et le respect face à Dieu, et favorise le recueillement et l’esprit de foi.
- Pour communier, il faut être baptisé catholique, à jeun depuis au moins une heure et ne pas avoir de péché grave sur la conscience.

Pour aller plus loin :

« L’ouvrage de l’Abbé Gérald de Servigny, prêtre du diocèse de Versailles et vice-chapelain à Notre Dame des Armées, veut faire connaître le missel de 1962 à ceux qui ne le connaissent pas ou peu. En se référant au souhait exprimé par Benoît XVI d’un enrichissement mutuel des deux formes du rite romain, l’auteur cherche à s’adresser aussi bien aux prêtres qu’aux fidèles, qu’ils soient ou non familiers de l’usage du missel de 1962. La lecture de ces pages pourra être éclairante, même dans les paroisses où on connaît et où on pratique et la forme extraordinaire et la forme ordinaire. Le but visé est la compréhension mutuelle et donc la communion plus profonde entre catholiques. » Mgr Eric Aumonier, évêque de Versailles, extraits de la préface.

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